Pauline Gomy

Bienvenue, lecteur. Tu trouveras ici du pro, du perso, des humeurs, des nouvelles, voire autre chose…

Cinq mois de coordination pédagogique à Gobelins… et puis ailleurs

J’avoue (comme dirait une mienne étudiante qui se reconnaîtra si par hasard elle passe ici), ça fait longtemps que je n’ai pas écrit sur ce blog. Cinq mois. Il faut dire que je n’ai pas eu de nouveau job à mettre pour enrichir mes références (pas eu de client depuis presque un an, à bon entendeur…). Il faut dire aussi que j’ai pensé à mille sujets, tous réclamant des heures de recherches et de rédaction pour être intéressants ! Il serait bon que je partage un peu mieux ce que j’apprends, d’une manière ou d’une autre, dans les années à venir.

Ainsi, l’an dernier, j’ai participé discrètement à une grandiose expérience de co-création étudiants/annonceurs grâce à Caroline Verzat de Novancia et à l’association Alice lab. Ou quand les clients quittent leur costume de commanditaire (ou essayent) pour laisser de jeunes étudiants surmotivés « faire un pas de côté » et imaginer avec eux des solutions possibles à leurs problèmes actuels. Grandiose, c’est le mot. Mais difficile, notamment dans les conditions économiques actuelles. Sans parler du côté opération crash test. Le sujet mériterait un deuxième essai, une deuxième itération, mais cela ne sera pas possible.

En revanche, je pourrai faire une deuxième itération en ce qui concerne les équipes étudiantes pluri-disciplinaires jeux vidéo/management de projet, et cette année je suis armée pour les aider à tirer le meilleur d’eux-mêmes. Grâce aux crashtesteurs de l’an dernier. Y a pas, le management de formations orientées pédagogie par projet, il faut quelques années pour se l’approprier. Heureusement que je suis bien épaulée par mes senpai du design interactif de Gobelins et mes professeurs, expérimentés et/ou passionnés.

J’ai aussi avancé sur d’autres relations inter écoles, par l’entremise de l’inénarrable Eloi ma vie numérique (le plus créatif des AMO), en discutant avec mon homologue de Panthéon-Sorbonne ou celui de l’IPAG (oui, c’est pas des écoles du groupe mais bon, c’est dans la diversité que se joue le design thinking, hein, pas dans la politique). La France a besoin de ponts et de dynamisme en ce moment, et nous sommes nombreux à vouloir les faire 🙂

A ce propos, j’ai eu la chance inopinée de participer à un appel d’offres avec l’ESCP pour former les managers d’un groupe de communication englué dans le print et dans son obsession des « résultats », et la beauté de me heurter à l’incarnation ultime du silo (« on va pas les faire travailler ensemble quand même !! Ils sont trop différents !! » argument tout à fait génial pour rebondir sur la création par la diversité). Nous sommes nombreux à vouloir les faire, ces ponts, mais encore trop nombreux à en avoir peur, à mordre avant de réfléchir… Un beau contre-exemple.

J’ai aussi avancé sur la pédagogie inversée, grâce à l’initiative de l’académie des enseignants de la chambre de commerce, des géniales Lucie Paquy et Sandrine Brissot. Eh oui, à la Chambre nous avons droit (je n’ose dire « nous avions ») à une formation d’intégration multidisciplinaire dans laquelle tout type d’enseignant est mélangé, ce qui m’a permis de croiser aussi bien une chercheuse de Novancia qu’un « chef » de Ferrandi, un pro des frigos du CFI ou une professeure d’anglais de Tecomah. Oui, je suis absolument convaincue que ces quelques jours de diversité nous ont tous grandis dans nos méthodes pédagogiques. Au fait, la pédagogie inversée ? Beau sujet que celui qui consiste à appliquer, enfin, la maïeutique plutôt que le bourrage de crâne. En plus, élève distraite comme j’ai pu l’être, je suis forcément sensible à cette pédagogie alternative. Eh oui, si on la pratique tous « un peu, beaucoup, passionnément », il est toujours utile d’échanger sur ces thèmes.

Finalement, ce que j’ai vu de plus beau cette semaine, grâce à un prestataire de réalité virtuelle, Catopsys, c’est un chercheur du Collège de France qui me l’a proposé. Parmi ses très nombreux sujets de recherche, il a lancé un programme de déploiement de robots pour lutter contre la désertification. Plus que la réalité virtuelle qui permettra de piloter et superviser la flotte, c’est la beauté du sujet, la relation entre les robots, les animaux et les hommes, dans le but de sauver ces territoires (et nous), qui m’interpelle et me ramène à mon dernier (vieux) article en tant que journaliste « ces plantes qui luttent contre la sécheresse ». A l’époque, l’IRD avait un programme important de compréhension des mécanismes des plantes xerophytes. Je n’aurais jamais imaginé que les plantes qui me passionnaient tant à 22 ans seraient secondées par des robots qui me passionnent aujourd’hui à 37 ans.

 

Tiens, ça me fait penser que j’aurais dû rendre mon rapport d’activités de ces dernières années, et que je l’ai pas fait. Ça vaut rapport d’activités, un article de blog, monsieur le directeur ?

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 8 novembre 2014 par dans Réflexions, et est taguée , , , , , , , .
%d blogueurs aiment cette page :